Artistes Ripa 20/21

Kamissa Ma Koïta

Artiste mentor 20/21

Kamissa Ma Koïta, House of T; Your good intentions DO NOT matter (co-création avec Po M. K. Lomami), 2019, performance pour VIVA! Art Action. Photo © Pierre Olivier Mac.

Kamissa Ma Koïta a.k.a. LADX est un.e trans-activiste et un.e afro-descendant.e d’origine malienne. Natif de Québec, iel a grandi à Tiohtià:ke/Montréal. Iel est titulaire d’un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (2015) et s’implique dans différents centres d’artistes autogérés à Montréal. Dans une perspective queer et décoloniale, iel interroge les vecteurs de domination sociale, en se penchant plus particulièrement sur la condition des communautés marginalisées. Son travail performatif a notamment été présenté à Dare-Dare (2018), à la Galerie de l’UQAM (2018) et à VIVA! Art Action (2019). Kamissa Ma a aussi présenté son travail dans plusieurs galeries, dont le Centre Never Apart (2019), ainsi qu’au Musée des beaux-arts de Montréal (2018).

kamissamakoita.tumblr.com

Camille Charbonneau

Maîtrise en beaux-arts, Université Concordia

Camille Charbonneau, Sister Elder Charbonneau, 2016, impression. Photo © Courtoisie de l’artiste.

Né·e dans une famille mormone, Camille déménagea à Tiohtià:ke/Montréal en 2010 pour poursuivre ses études en beaux-arts. En 2020, iel gradua avec distinction de l’Université Concordia avec un baccalauréat en beaux-arts dans le programme de peinture et dessin et fut récemment admis·e à la maîtrise en beaux-arts à Concordia, recevant la bourse d’études supérieures Shirly Reed. Ayant un intérêt pour la relation entre l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours et la communauté queer, iel explore le sujet du genre, de l’appartenance du corps, et de l’expression d’identité au travers d’une pratique interdisciplinaire et du langage ritualiste et itératif de la performance. Analysant les textes sacrés, publications, et discours de la religion mormone d’un point de vue queer, iel critique la vue hermétique de légitimité corporelle de l’église et souligne les valeurs obsolètes et souvent exclusives d’un système qui refuse d’évoluer.

@camillecoit

Gabriel Cholette

Doctorat en littératures françaises, Université de Montréal 

Gabriel Cholette, Les carnets de l’underground, 2019, pré-performance. Photo © Emma Forgues.

Gabriel Cholette sillonne les scènes new-yorkaise, berlinoise et montréalaise de l’underground à la recherche de matériau littéraire, qu’il travaille selon les codes d’Instagram. De cette quête est né son premier livre, Les carnets de l’underground, publié chez Triptyque, coll. « Queer » en 2021. Dans ses écrits ou dans ses performances, il valorise une expression naturelle qui vise à créer un sentiment de proximité avec l’auditeur/lecteur. À une époque où l’image est souveraine de notre perception du réel, il considère que la vulnérabilité que sous-entend l’expression au ‘je’ est un acte non seulement créatif, mais aussi politique. Enfin, il a également écrit une thèse sur l’imaginaire commercial dans la littérature française du Moyen Âge, qu’il défendra publiquement avant la fin de l’été en vue de l’obtention de son titre de docteur. 

@gab.cho

Marissa Sean Cruz

Baccalauréat en arts intermédias, Université Concordia (2020)

Marissa Sean Cruz, XP (video still), 2020, single-channel video performance. Photo © Courtoisie de l’artiste.

Marissa Sean Cruz vit et travaille à Kjipuktuk (Halifax). Sa pratique se concentre sur la vidéo et l’art numérique. En tant que personne biraciale Filipinx, les œuvres de Cruz négocient une identité socio-raciale superposée, à travers des confrontations sculpturales, des systèmes conceptuels et des performances de style prop-comedy. Rassemblant un collectif d’entités à travers des costumes évocateurs, Cruz fait matérialiser un chiot rose animatronique, un extra-terrestre couvert de latex, et une e-girl obsédée par la pizza afin de composer un paysage alternatif aux événements apocalyptiques qui se déroule à l’heure actuelle.

marissaseancruz.com/

N NAO

Baccalauréat en arts visuels, Université Concordia 

N NAO. Photo © Noémie Laniel.

Basée à Tiohtià:ke/Montréal, N NAO est une artiste interdisciplinaire active sur la scène underground depuis des millions d’années. Elle s’exerce depuis à la romance expérimentale à travers l’écriture de chansons, la cueillette de fleurs ainsi que l’archivage sur bandes magnétiques. Ses compositions poétiques inspirées de rêves et de rituels intimes s’inscrivent dans une démarche performative, à la lisière de la musique et de la vidéo. Après la réalisation de sa première cassette expérimentale enregistrée à Berlin en 2016, elle joue notamment au Suoni Per Il Popolo (Montréal, QC), aux Francos de Montréal (Montréal, QC) et au Festival OFF de Québec (Québec, QC). Sa plus récente parution, La plus belle chose EP (2021) emprunte la forme d’un court-métrage de 24 minutes, filmé seule en nature avec sa caméra VHS. La voix de N NAO la reflète comme la surface d’un étang alors qu’elle nous amène dans ses profondeurs.

nnao.bandcamp.com/

Rouzbeh Shadpey

Baccalauréat en musique électroacoustique, Université Concordia

Rouzbeh Shadpey, An Exercise in Empathy, 2021, performance pour MASSE 20-21, Code d’Accès. Photo © William Sabourin.

Rouzbeh Shadpey est un artiste et musicien basé à Tiohtià:ke/Montréal, travaillant avec le son, l’écriture et la performance. Sa pratique et sa pensée sont formées par son parcours universitaire en médecine, en psychiatrie et en musique, par l’expérience vécue d’un corps faillible et par la gentillesse profonde de sa grand-mère Nargues. Sa recherche artistique actuelle explore l’esthétique subclinique de la maladie, la voix de l’intelligence artificielle, et les architectures décoloniales nerveuses. Rouzbeh est actuellement en résidence d’atelier au Centre MAI et a performé et exposé son travail à Mutek Montréal, Studio XX, la Serre, Suoni Per Il Popolo, et au Centre Phi. Sa musique, sous l’identité GOLPESAR, est parue sur Dream Disk Lab et Opal Tapes.  

rouzbehshadpey.com

Sébastien Goyette Cournoyer

Maîtrise en arts visuels et médiatiques, Université du Québec à Montréal

Sébastien Goyette Cournoyer, Faire de l’art avec sa tripe, 2020, vidéo-performance. Photo © David Leblanc.

Sébastien Goyette Cournoyer est un artiste performeur non-binaire. Il est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia. Il poursuit présentement ses études à la maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQÀM. Dans sa pratique actuelle, il utilise l’humour et la culture populaire afin de poser un regard critique sur les déterminismes sociaux comme le genre et la classe sociale. L’artiste interroge plus particulièrement la construction identitaire des individus et l’influence qu’ont sur elle diverses structures hégémoniques, notamment celles liées à la masculinité et à l’hétéronormativité. Dans ses performances, il joue de manière espiègle avec des objets qu’il associe à sa socialisation masculine, tels que des pièces automobiles et des équipements sportifs. À partir de leur manipulation, il incarne successivement des traits de caractère opposés ou contradictoires comme doux/agressif, drôle/sérieux, confiant/angoissé, brouillant ainsi les pistes de sa propre personnalité. Cette posture ambivalente lui permet de révéler l’impact des normes binaires sur les interactions sociales.

sebastiengoyettecournoyer.com

Zoé Fauvel

Baccalauréat en photographie, Université Concordia (2020) 

Zoé Fauvel, How to Be Seen or the Act of Looking at Looking, 2019, performance. Photo © Maryse Boyce.

Zoé Fauvel est une artiste de Tiohtiá:ke/Montréal ayant gradué en photographie à Concordia, incluant une année d’études au Bauhaus (Weimar, Allemagne). Elle croit en l’art comme forme d’expérience et en l’expérience comme forme de connaissance, ce qui la pousse à explorer la photographie en relation avec la performance et l’installation. Sa curiosité est guidée par les émotions et la vulnérabilité en tant que potentiel de connexion à échelle intime et collective. Son processus consiste à créer une conversation entre la physicalité de l’objet photographique, son rendu et sa diffusion. Avec la recherche et l’expérimentation, elle fonctionne par plusieurs allers-retours entre l’accumulation, l’appropriation et la production d’images comme point de départ génératif. La documentation des étapes du processus et l’inclusion de gestes performatifs agissent comme moyens d’ancrer sa pratique dans la poursuite d’une expérience incarnée. Ses œuvres ont été présentées à Montréal et en Allemagne, notamment lors des festivités du 100e anniversaire du Bauhaus.

zoefauvel.com 

mai 10, 2021